Recourir à un artisan certifié RGE conditionne l'accès à plusieurs dispositifs d'aide à la rénovation énergétique en France. Ces aides, cumulables sous conditions, peuvent réduire significativement le reste à charge des travaux.
Principale aide de l'État pour la rénovation énergétique des logements, MaPrimeRénov' est calculée selon les revenus du foyer et le gain énergétique apporté par les travaux. Son montant varie fortement selon le profil du demandeur, avec des taux plus élevés pour les ménages aux revenus modestes. Elle est versée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah) et nécessite systématiquement l'intervention d'un professionnel RGE.
Le dispositif des CEE oblige les fournisseurs d'énergie à financer des actions d'économie d'énergie chez les particuliers, sous forme de primes directement versées ou déduites de la facture des travaux. Comme pour MaPrimeRénov', l'éligibilité aux CEE est conditionnée au recours à un artisan RGE pour les travaux concernés.
L'éco-PTZ permet de financer, sans intérêt, des travaux de rénovation énergétique jusqu'à 50 000 euros selon l'ampleur du chantier, remboursables sur une durée pouvant aller jusqu'à 20 ans. Il peut se cumuler avec MaPrimeRénov' et les CEE, à condition là encore de faire appel à des entreprises RGE pour l'ensemble des travaux financés.
Les travaux de rénovation énergétique réalisés par un professionnel bénéficient d'un taux de TVA réduit à 5,5 % au lieu du taux normal de 20 %, appliqué directement sur la facture de l'artisan. Cet avantage fiscal ne nécessite pas de qualification RGE spécifique mais concerne les mêmes catégories de travaux d'amélioration énergétique.